Pr四ude aux 四ections de 2004

 

Contrairement ce qu'affirme N. BAVEREZ, on ne peut affirmer qu'il existe une 残rasante majorit en faveur de J. CHIRAC et de l'UMP, malgr les 82 % (des seuls suffrages exprim市) obtenu lors de la pr市identielle, et des 399 d姿ut市 sur 577 (mais 37,75 % d'abstentions et de blancs/nuls) lors des l使islatives.

Ceci explique, en partie, que les r伺ormes jug仔s imp屍atives soient rest仔s au stade minimal, l'exception de la s残urit int屍ieure sous l'action volontariste de N. SARKOZY (ministre de l'Int屍ieur) et de la s残urit routi俊e. Mini-r伺orme des retraites qui ne r姿ond qu' 35 % aux besoins de financement du syst塾e de r姿artition pour le futur. Une croissance qui ne d姿assera sans doute pas 1 % et corr四ativement une mont仔 du ch冦age qui risque d'atteindre 10 % en 2004, malgr les d姿arts la retraite relativement importants  dans les ann仔s venir. Un d伺icit public sup屍ieur 4 % du PIB, contraire aux engagements europ仔ns, ce qui contraint le gouvernement RAFFARIN un accroissement des taxes et pr四竣ements tous azimuts, qui compensent la baisse d'imp冲.

La prise de position courageuse par la France lors de la seconde guerre du Golfe, dans le cadre l使itime de l'ONU, et suite aux mensonges des anglo-am屍icains sur les raisons de la guerre (contrairement la premi俊e), a d思elopp de la part du gouvernement de G. W. BUSH et de la presse anglo-am屍icaine une francophobie d四irante, qui n'est pas sans cons子uences au sein m仁e de l'Europe (1).

L'ann仔 2003 n'aura pas 師 favorable au gouvernement, victime (si l'on peut dire) de la canicule estivale (ア 15 000 d残峻 principalement de personnes 曳仔s), d'o une chute vertigineuse dans les sondages concernant le Premier ministre.

Le rejet par la Conf屍ence intergouvernementale du projet de Constitution europ仔nne, suite au non respect par la France et l'Allemagne du Pacte de stabilit et de croissance, laisse mal augur du scrutin europ仔n en juin. Le risque est grand une fois de plus de battre tous les records d'abstentions (2). L使itimit d'une assembl仔 qui tend ainsi vers la nullit!

Il n'est pas assur que la modification du mode de scrutin, par un d残oupage de "grandes r使ions" en France, et du panachage avec des candidats d'autres pays de l'Union europ仔nne (comme l'envisage "Les Verts"), am四iore le rendement en votants.

L'affaire du voile islamique, comme les exigences hospitali俊es et dans certains lieux publics, de la part de groupes musulmans, viennent rappeler le principe de la la苗it de l'Etat, et en corollaire dans les services publics, et plus encore l'残ole lieu, par excellence, de neutralit absolue politique ou religieux. Exception peut-腎re fran溝ise (3) comme le fut en son temps, lors de la R思olution fran溝ise, la diffusion des notions de la R姿ublique aux Monarchies europ仔nnes et aux th姉craties.

Il est craindre que l'agitation ainsi provoqu仔 par une communaut radicale ne renforce encore l'extr仁e droite. Suite la manifestation du 17 janvier 2004 (4), on peut m仁e se demander si certains ne recherchent pas les provocations.

D史 des divergences sur l'adoption de la future loi sur l'interdiction du voile dans les 残oles publiques se manifestent gauche, certains 師ant pr腎s sacrifier, comme toujours, les principes pour des compromis illusoires vis--vis d'int使ristes qui n'en ont cure, et ont pour but l'endoctrinement de la jeunesse. Comme l'a fortement exprim Mme Carmen BEN LADEN, qui sait de quoi elle parle, "il ne faudrait pas qu'ils utilisent notre indulgence pour imposer leur intol屍ance" et "A-t-on vu ces m仁es jeunes femmes voil仔s manifester concernant les traitements inflig市 aux femmes afghanes" (5).  Triste constat, pour notre g始屍ation d'apr峻-guerre, de constater chez des jeunes un regain du racisme et de la x始ophobie que l'on observe aussi bien dans des milieux musulmans, juifs ou d'extr仁e droite. Certes, milieux tr峻 minoritaires mais fort activistes, valoris市 par les effets m仕iatiques qu'ils cr仔nt.

Alain JUPP, pr市ident de l'UMP lors du congr峻 fondateur au Bourget le 17 novembre 2002,  est condamn par le Tribunal correctionnel de Nanterre le 30 janvier 2004 en application de la loi de 1995 sous BALLADUR, pour avoir couvert en tant que maire adjoint aux finances de la mairie de Paris (dont Chirac 師ait maire) des emplois fictifs au profit de son parti  (RPR). Aux dix-huit mois de prison avec sursis, le plus grave est une in四igibilit de dix ans (6). Ayant fait appel, ce recours est suspensif des peines inflig仔s, mais ne change pas grand chose sur le fond. Comme pour son compatriote landais Henri EMMANUELLI (condamn lui-aussi pour des financements ill使aux  du PS), la mesure qui le frappe risque de le concerner personnellement plus que son parti l'UMP (7). Le plus int屍essant dans cette affaire, somme toute classique de d師ournement de financements publics ou d'entreprises priv仔s, est la r斬ction de responsables politiques au plus haut niveau qui admettent mal le s姿aration des pouvoirs, fondement du principe r姿ublicain de l'使alit des citoyens devant les lois qu'ils ont eux-m仁es vot市 (8). Il est 師onnant d'腎re amen rappeler que les magistrats ne font pas les lois, mais ont le devoir de les appliquer. Tout cela n'est pas fait pour contribuer une diminution du taux d'abstentionnisme, et corr四ativement une augmentation ou stabilit des partis extr仁es.

 

Notes annexes:

(1) Cf. "Le Monde" du 25/12/2003. La notion de guerre pr思entive que voulait imposer les USA aux Nations Unis a 師 contest仔 par J. CHIRAC, la France ayant refus a y prendre part contrairement d'autres pays europ仔ns (Grande-Bretagne, Espagne, Italie et Pologne et Hongrie, pour n'en citer que quelques uns). Si le r市ultat de la guerre elle-m仁e ne faisait gu俊e de doute, c'est tout le probl塾e de l'apr峻 qui n'師ait pas clairement d伺ini compte-tenu des communautarismes fortement prononc市 en Irak (Kurdes, Sunnites, Chiites, et ノ baasistes). Dans ces conditions, vouloir instaurer un r使ime d士ocratique semble relever de l'utopie. Par ailleurs J. CHIRAC disposait de renseignements totalement divergents de ceux des am屍icains et des anglais. Toutes les raisons invoqu仔s par les anglo-am屍icains en faveur de la guerre se sont av屍仔s inexactes (pr市ence d'armes de destruction massive, liens entre Sddam HUSSEIN et les erroristes d'Al-Qaida). Reste l'四imination d'un dictateur, sans pour autant pouvoir le remplacer par un r使ime d士ocratique mille lieu des conceptions des principales mouvances islamistes. Cf. l'article de Andr FONTAINE in  "LE Monde" du 16 juin 2004, propos du messianisme des USA.

(2) Cf. Michel ROCARD in "Le Monde" du 20/1/2004.

(3) Cf; Jean BAUBコOT in "Le Monde" du 4-5/1/2004. Cf. "Le Monde" du 3/2/2004. Encore fallut-il attendre la III 塾e R姿ublique pour qu'une r仔lle s姿aration de l'トlise et de l'フat 師ablisse d伺initivement le concept de la苗it.

(4) Cf. in "Le Monde" du 20/1/2004.

(5) Lors de l'士ission de Thierry ARDISSON sur France 2 le 24 janvier 2004.

(6) Cf. "le Monde" du 1-2/2/2004 et "Le Journal du Dimanche" du 1/2/2004; "Le Monde" du 3/2/2004.

(7) Son d市ir (forc) d'abandonner ses fonctions de pr市ident de l'UMP (qui sera 伺fective le16/7/2004) ouvre cependant une crise s屍ieuse de succcession qui opposera N SARKOSY au Pr市ident de la R姿ublique (Cf. in "Le Monde" du 29 juin 2004 et 18-19/7/2004). Cet affrontement perdurera toute l'ann仔 2004, entamant l'autorit m仁e du Pr市ident (comme le fit en son temps un certain ノ CHIRAC vis--vis de GISCARD D'ESTAING). Cette situation n残essitera de la part de CHIRAC d'思oquer ce probl塾e lors de son entretien du 14 juillet 2004 (Cf. in "Le Monde" du 16/7/2004), qui confirme l'opposition entre les deux hommes.

(8) Cf. "Le Monde" du 5/2/2004. Depuis les lois d'amnistie des d四its politique-financiers et du financement public des partis politiques (22/12/1989) au prorata des voix recueillies et des v屍ifications des comptes des campagnes 四ectorales, puis celles de 1993 et 1995 (cette derni俊e entra馬ant dans le cas de la condamnation d'un 四u son in使ibilit selon la peine prononc仔), on pouvait supposer les pratiques frauduleuses des partis termin仔s. Il semble que les mauvaises habitudes aient cependant perdur. L'importance des abstentions et des votes blancs et nuls ne sont sans doute pas 師rangers la m仕iatisation de ces affaires largement comment仔s dans les m仕ias.

 

 

69 - Cantonales des 21 et 28 mars 2004

 

         A la date du 19 f思rier cinq candidats se sont faits conna杯re par la diffusion de tracts dans les bo杯es aux lettres ou au march le dimanche:

            1 - Michel MOLY, maire de Collioure, Vice-Pr市ident du Conseil G始屍al, conseiller G始屍al du canton de la C冲e Vermeille.

            2 - Patrick MゥINA, Restaurateur Banyuls, pr市ent par le Mouvement R姿ublicain et Citoyen (le parti cr試 par Jean-Pierre CHEV餒EMENT).

            3 - Joseph RODRIGUEZ, adjoint au maire de Port-Vendres, ancien secr師aire g始屍al de la C.G.T. du canton, pr市ent par le Parti communiste fran溝is.

            4 - Mme Louise VILA, ancienne conseill俊e municipale de Port-Vendres, pr市ent仔 par l'UMP.

            5 - Andr LOPEZ, conseiller municipal de Banyuls-sur-Mer, candidat libre de tout soutien officiel de partis (bien qu'appartenant l'UMP).

            6 - Jack FALCON, directeur-adjoint du Laboratoire Arago, candidat du "Bloc Catal", mouvement politique r残ent, pour la cr斬tion d'une R使ion Catalane.

            7 – St姿hane GOUPIL, enseignant, candidat de Lutte Ouvri俊e.

            8 – Roland LENGLET, Ing始ieur retrait, repr市entant le Front national.

 

            Alors qu'en 1998 on avait assist un duel majorit-opposition (MOLY contre R颯E) qui avait vu la victoire du premier avec 54,76 % contre 45,24 % (soit un 残art de 686 voix sur un total des suffrages exprim市 de 7200 voix), on constate encore qu'un seul maire est candidat et de plus sortant, ce qui lui assure une forte probabilit de r試lection. L'UMP semble 残artel entre deux candidats appartenant aux deux communes les plus peupl仔s (duel primaire droite susceptible de d残ourager ou d'使arer certains 四ecteurs, dont les nouveaux inscrits 師rangers la r使ion et qui s'accroissent ann仔 apr峻 ann仔). Remake par personne interpos仔 de l'四ection cantonale de 1992 qui avait vu s'opposer les deux maires, Jean R颯E et Jean VILA; la victoire revenant au premier. A. LOPEZ exhalera sa mauvaise humeur de ne pas avoir obtenu l'investiture, malgr un vote cantonal massif en sa faveur (1).

            Au total seize cantons sont renouvelables, sur trente et un. Ce qui impliquera une nouvelle 四ection du pr市ident et du bureau du Conseil g始屍al renouvel. Christian BOURQUIN, pr市ident sortant, r試lu en 2001 dans le canton de Millas, disposant d'une majorit confortable, ne devrait gu俊e 腎re inqui師.

 

R市ultats (1 er tour):

                       Banyuls                      Port-Vendres              Collioure                    Cerb俊e

 

Inscrits :          3824                           3327                           2463                           1069

Abst. :             1232 (32,22)              1078 (32,40)                641 (26,03)                373 (34,89)

Votants:          2592 (67,78)              2249 (67,60)              1822 (73,97)                696 (65,11)

Blancs/Nuls :  100 (  3,85)                    57 (2,53)                    58 (  3,18)                  23 (  3,30)

S. E.:               2492 (65,17)              2192 (65,89)              1764 (71,62)                673 (62,96)

 

Vila :               262 (10,51)                  707 (32,25)                358 (20,29)                  92 (13,67)

Lopez:             569 (22,83)                    56 (  2,55)                  17 (  0,96)                  33 (  4,90)

Lenglet:           245 (  9,83)                  270 (12,32)                139 (  7,88)                105 (15,60)

Falcon:              68 (  2,73)                    57 ( 2,60)                   57 (  3,23)                  18 (  2,67)

Moly:              1004 (40,29)              917 ( 41,83)               1111 (62,98)              338 (50,22)

M仕ina:            211 (  8,47)                40 ( 1,82)                      21 (  1,19)                18 (  2,67)

Rodriguez:          96 (  3,85)              111 ( 5,06)                     30 (  1,70)                49 (  7,28)

Goupil:               37 (  1,48)                34 ( 1,55)                     31 (  1,75)                20 (  2,97)

 

 

            Le nombre des inscrits a l使俊ement diminu Banyuls depuis la date des pr残仕entes cantonales en 1998, soit – 23.

            Les abstentions se sont tr峻 l使俊ement accrues (+ 2,92) par rapport 1998, tandis que les votes blancs et nuls ont diminu de – 15 voix.

            Comme on pouvait s'y attendre M. MOLY, conseiller g始屍al sortant, actif sur l'ensemble de son canton, obtient un score 四ev dans toutes les communes (47,32 % S.E). Il r斬lise son meilleur score dans sa commune qui ne correspond pas son 師iquette politique (PS), soit un gain de + 585 voix qui ne peuvent provenir que de la droite (UMP+UDF), voire d'四ecteurs du CPNT et du FN (voir r使ionale du 1 er tour). Il am四iore son score de 101 voix par rapport 1998 Collioure, de + 280 Banyuls, de + 79 Port-Vendres et + 144 Cerb俊e.

            Mme L. VILA arrive en seconde position avec 19,93 % des S.E sur le canton, avec son meilleur score dans sa commune o elle cumule l'ensemble des voix UMP+ UDF, plus des voix qui se sont port仔s sur le FN la r使ionale. Elle ne retrouve pas le score de son mari en 1992 (- 443 voix), il est vrai maire cette 姿oque. Mais elle fait mieux que ce dernier sur le canton o il avait obtenu 19,04 %.

            Son concurrent direct A. LOPEZ n'obtient que 9,48 % de S. E. dans le canton, tr峻 loin du score obtenu par R颯E en 1992 (maire de Banyuls) avec 30,66 %. Son parrainage ne semble pas avoir eu toute l'efficacit voulue. L encore le meilleur score est dans sa commune o il est conseiller municipal (22,83 %), et dont sa liste avait obtenue 35,95 % en mars 2001. Son score s'effondre litt屍alement dans les trois autres communes.

            R. Lenglet, candidat du FN, obtient dans le canton 10,66 % des S. E., ce qui le place en troisi塾e position. Ses meilleurs r市ultats sont Collioure et Port-Vendres. Curieusement, les diff屍ences sont importantes, sauf pour Cerb俊e, lors de l'examen des votes par rapport aux r市ultats obtenus l'四ection r使ionale: - 6,25 % Banyuls, - 6,97 % Port-Vendres et - 5,45 % Collioure. Par rapport aux cantonales de 1998, il progresse Banyuls et Cerb俊e. Politisation diff屍entielle selon le niveau de l'四ection.

            P. MゥINA obtient 4,07 % des S. E. dans le canton, perdant des voix dans toutes les communes par rapport 1998, l'exception de sa commune o il gagne 31 voix.

            Le PCF avec J. RODRIGUEZ obtient 4,02 % des S. E. dans le canton, et ne retrouve pas les voix obtenues par J.-C. MコIEUX en 1998 (- 253 voix). Son meilleur score est une fois de plus dans sa commune.

            S. GOUPIL (LCR-L.O) obtient 1,71 % dans le canton. Aucune comparaison n'est possible avec 1998. Par rapport sa liste de l'四ection r使ionale, il perd la moiti des voix.

            J. FALCON, repr市entant d'un mouvement catalaniste, pr市ent pour la premi俊e fois, obtient 2,81 % dans le canton. Son meilleur score en voix est Banyuls, sans doute en relation avec son travail au Laboratoire Arago, mais son meilleur pourcentage Collioure.

            Notons au passage que les tracts anonymes, concernant MOLY comme LOPEZ, n'ont eu aucun effets, comme cela avait d史 師 observ lors d'四ections ant屍ieures.

            Comme pr思u, A. LOPEZ, certes d詩u, se d市iste en faveur de L. VILA, et J. RODRIGUEZ pour M. MOLY. MゥINA se retire purement et simplement sans consigne de vote.

            Avant le second tour, diffusion d'un tract 士anant du comit de soutien de Mme VILA critiquant le repr市entant de la "gauche caviar", la propagande dispendieuse sur papier glac (ce qui n'avait 残happ personne. N.de l'a.). Et r姿onse de M. MOLY sur la pr師endue "femme de cマur". Comme toujours, tracts sans aucun effet sur les r市ultats attendus.

           

R市ultats (2 塾e tour) :

                      

                       Banyuls          Port-Vendres              Collioure                    Cerb俊e          

 

Inscrits:           3824               3326                           2465                           1069                          

Abst.:              1193 (31,2)       982 (29,52)                541 (21,95)                280 (26,19)  

Votants:          2631 (68,8)     2344 (70,48)              1924 (78,05)                789 (73,81)

Blancs-N.:        236 ( 8,97)      121 (  5,16)                  94 (  4,89)                  58 (  7,35)             

S. Expr.:         2395 (62,63)   2223 (66,83)              1830 (74,24)                731 (68,38)

 

MOLY :         1694 (70,73)   1335 (60,05)              1407 (76,89)                562 (76,88)

VILA :                         701 (29,27)     888 (39,95)                423 (23,11)                169 (23,12)

 

            Au total pour le canton, M. MOLY est r試lu ais士ent avec 69,62 % des S.E. contre Mme L. VILA qui n'obtient que 30,38 % des S.E.

 

            MOLY am四iore son score Banyuls de + 690 voix par rapport au 1 er tour. Il pouvait th姉riquement cumuler les voix de RODRIGUEZ + MゥINA (soit 307 voix), reste encore 383 voix expliquer, voire plus si l'on tient compte de la position de MゥINA et de GOUPIL . Or Le nombre des abstentions a diminu de 39 voix seulement, tandis que les votes blancs-nuls se sont accrus de – 136. Seul, une fois de plus, le chass-crois d'四ecteurs entre les deux tours peuvent pr残iser l'accroissement observ (2).

            VILA am四iore son score de + 439 voix, or elle pouvait esp屍er le report de celles de LOPEZ, soit 569 voix correspondant, peu ou prou, sa mouvance politique, ce qui n'est pas le cas (- 130 voix), et sans doute plus encore car il est peu vraisemblable qu'aucun 四ecteur nouveau au second tour ne lui ait apport aucune voix . Notons que l'accroissement du nombre des votes blancs-nuls correspond tr峻 peu pr峻 celui qui lui fait d伺aut de la part de LOPEZ.

 

            Au total le Conseil g始屍al ne subit pas de changements importants. L'assembl仔 comprend: 4 PCF, 12 PS, 2 Div. G., 2 S.E., 3 Div. D, 8 UMP. On notera cependant que 3 cantons sont pass市 droite (Bas-Vernet, Bompas et Mont-Louis) et 1 gauche (Sournia).

 

Note annexe :

(1)    Cf. "L'Ind姿endant" du 4/3/2004. Photo du candidat et compte-rendu de l'interview qui ne semblent pas en faveur de l'int屍ess.

(2)    Un examen des cahiers d'士argements montre que 914 四ecteurs ne se sont d姿lac市 aucun des deux tours; 228 ne sont pas revenus au second tour et 284 ne se sont d姿lac市 que pour le second tour. Notons que l'on n'observe pas de diff屍ence significative selon les trois bureaux de vote.

 

 

70 - R使ionales des 21 et 28 mars 2004

 

         Si la structure des r使ions est demeur仔 inchang仔 par rapport 1998 (1), la loi 四ectorale a 師 profond士ent modifi仔 (2).

L'四ection comprendra deux tours (et non plus un seul tour comme en 1998) si la majorit absolue n'est atteinte par aucune liste au premier tour. Le scrutin est par liste r使ionale, mais les candidats y sont r姿artis entre les diff屍ents d姿artements de la r使ion. Chaque d姿artement comptera un nombre de candidats 使al au nombre de conseillers r使ionaux fix pour faire partie du coll夙e 四ectoral de chaque d姿artement, augment de deux. Chaque liste doit respecter l'alternance homme/femme. L'四ecteur votera pour l'ensemble d'une liste.

Pour qu'une liste puisse figurer au second tour, elle devra avoir obtenu  10 % des suffrages exprim市 au niveau de la r使ion. Une liste ayant recueilli  5 % des suffrages exprim市 sera autoris仔 fusionner avec une autre liste elle-m仁e qualifi仔 pour le second tour (c'est dire placer des candidats sur la liste d史 qualifi仔).

La r姿artition des si夙es au sein de l'assembl仔 r使ionale s'effectue en m人ant repr市entation proportionnelle (qui  attribue les 四us  aux diff屍entes listes en fonction de leurs scores respectifs), et le scrutin majoritaire (qui attribue une "prime" de 25 % du nombre de si夙es pourvoir la liste arriv仔 en t腎e). Par exemple, si une liste arrive en t腎e au second tour, elle se verra attribuer le quart des si夙es (arrondi au chiffre sup屍ieur). Cette attribution faite, les si夙es restants sont r姿artis entre toutes les listes qui ont obtenu au moins 5 % des suffrages exprim市. La r姿artition s'effectue la proportionnelle, suivant la r夙le de la plus forte moyenne (comme pour les municipales). Pour l'attribution du dernier si夙e, si plusieurs listes ont enregistr la m仁e moyenne, il revient la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages.

Les si夙es attribu市 chaque liste au niveau r使ional sont ensuite r姿artis entre les d姿artements au prorata des voix obtenues par la liste dans chaque d姿artement. Par exemple: une liste ayant obtenu 10 si夙es l'残helon r使ional et qui aurait obtenu 50 % du total de ses voix dans un d姿artement, 30 % dans un autre et 20 % dans un troisi塾e verrait ses 四us r姿artis: 5 pour le premier d姿artement,, 3 dans le second et 2 pour le troisi塾e.

La dur仔 du mandat reste inchang仔 et fix仔 six ans.

Le Conseil r使ional Languedoc-Roussillon comprend 9 PCF, 20 PS, 2 PRG, 3 divers, 1 CPNT, 20 UMP, 3 MNR, 6 FN,

            Sur le plan national les partis d'opposition cherchent faire de cette 四ection un enjeu national, vote sanction du gouvernement, d始onc pour l'ins残urit sociale qu'il institue. Bien que port minimiser l'enjeu, la pr市ence de pas moins de 19 ministres d士ent quelque peu la position de RAFFARIN.

On est toutefois frapp par la cacophonie des alliances dans les deux camps selon les r使ions, l'exception de l'extr仁e gauche LCR et L.O, unies cette fois. Cette alliance n'est pas favorable aux diverses formations de l'ancienne "gauche plurielle" ( l'exception de certaines r使ions comme en Languedoc-Roussilon),  situation sym師rique celle que joue le FN vis--vis de l'UMP.

Les deux leaders de l'extr仁e droite, LE PEN et MエRET, ne pourront se pr市enter sur des listes (respectivement dans les r使ions PACA et Champagne-Ardenne) ne pouvant justifier de leur domiciliation en pr市entant leur taxe d'habitation. Cette m残onnaissance d'une r夙le aussi fondamentale (comme les crit俊es justifiant l'inscription sur une liste 四ectorale dans une commune) 師onne de la part de politiciens chevronn市. Si bien que l'on se pose la question de savoir si cela n'a pas 師 voulu par les int屍ess市 jouant ainsi la victimisation pour le plus grand b始伺ice de leur parti. En effet pendant une longue p屍iode le suspense fera les titres des m仕ias.

            La chute de popularit du gouvernement RAFFARIN, l'exception du seul ministre Nicolas SARKOZY (et encore, si l'on ne lui tient pas rigueur de la pluie de contraventions qui s'est abattue sur les automobilistes du fait des dispositifs de contr冤e automatique), pourrait accro杯re le nombre des abstentionnistes. Crainte partag仔 par les instituts de sondage comme par les leaders politiques de gauche comme de droite

            Notons que ces 四ections 師ant coupl仔s avec celles des cantonales, les abstentions ont 師 plus faibles Banyuls (30 %) que pour le d姿artement (39 %) et la m師ropole (42 %). Curieusement les votes blancs-nuls sont 子uivalents (4,5 %).

            La pr市ence de l'ancien maire de Banyuls Pierre BECQUE (d史 candidat en 1992), comme t腎e de liste d姿artementale de l'UMP, donnera coup s柮 un 四u r使ional, comme l'avait 師 Arlette FRANCO en 1998 (devenue d姿ut仔 en 2002). Il sera cependant int屍essant de noter son score dans sa commune.

            Comme en 1998, Alain JAMET, candidat du FN, se repr市ente. Il avait obtenu 14,21 % Banyuls et 17,86 % dans le d姿artement. Dans son programme il s'en prend Jacques BLANC (que le FN avait pourtant contribuer 四ire comme pr市ident de la r使ion), "une kyrielle de lobbies, plus ou moins occultes (3), plus ou moins cat使oriels" (sans pr残isions), l'augmentation des imp冲s locaux, et naturellement l'士igration maghr暫ine. D始onciation de "Bruxelles" du risque d'un red残oupage des r使ions. [Il n'appara杯 pas 思ident que le d残oupage actuel soit le meilleur possible, et particuli俊ement notre r使ion dite Languedoc-Roussillon qui appara杯 difficilement viable financi俊ement moyen terme. [N. de l'a.] (4). La parution dans le "Journal du Dimanche " du 22/2/2004 (5) du transfert aux d姿artements des charges concernant des routes "r使ionales" (dont certaines deviendraient p斬ge), m仁e si cela fut d士enti ult屍ieurement par le Premier ministre, n'est pas faite pour cr仔r un enthousiasme mobilisateur vers les urnes (on se souvient que les autoroutes, une fois amorties, devaient devenir gratuites!ノ le c冰t des p斬ges n'ayant pas cess d'augmenter au fil du temps). Le d伺icit public de l'フat (n残essit europ仔nne obblige) doit d残ro杯re, mais comme dans le principe des vases communicants que l'on enseigne en physique des fluides, il faudra n残essairement que la r使ion et les d姿artements accroissent les imp冲s! L'exception fran溝ise se dissoudrait-elle dans une Europe lib屍ale sur le mod粛e am屍icain? L'四argissement de l'Europe, dans le futur budget propos par R. PRODI, pr市ident de la Commission de Bruxelles, entra馬erait 25 % d'augmentation et une diminution de 20 % pour la politique agricole commune (dont nous sommes les principaux b始伺iciaires).  Encore un bon pr師exte la progression (relative) du Front national.

            Contrairement aux deux mouvements catalanistes: ERC et Unitat Catalana, le Bloc Catal ne pr市entera pas de liste, mais appelle voter nul en d姿osant un bulletin pr仕残oup au nom du parti, consid屍ant la r使ion comme "artificielle et mal fichue" (ce qui correspond mon sentiment, bien que non catalan. N. de l'a.) (8).

            Georges FR襪HE (maire de Montpellier) (6) m熟e la liste d'Union comprenant PS-PCF-MRC-Verts (7). On note sur cette liste, et pour les d姿artements respectifs des P-O et de l'H屍ault, les noms de Christian BOURQUIN (pr市ident du Conseil g始屍al des P-O) et d'Alain GAYSSOT (ancien ministre des Transports dans le gouvernement JOSPIN).

            R志nion le 8 mars,Villa Camille, de la liste d姿artementale conduite par Pierre BECQUE. Celui-ci explique les raisons de son r仔ngagement dans la vie politique, pr市ente les 13 autres candidats d姿artementaux. Il met l'accent sur les futurs d思eloppement avec la Catalogne sud, et exprime ses appr刺ensions concernant l'abstention (9). Revendiquant toujours son appartenance l'UDF, mais partisan de la liste d'union avec l'UMP. Contrairement BLANC, ses craintes vis--vis de FR襪HE est que ce dernier ne  monopolise les fonds r使ionaux en priorit pour le d思eloppement d'une m使apole Montpellier.

 

Listes r使ionales:

1 - Liste conduite par Jacques BLANC, pr市ident sortant de la R使ion , r志nissant UMP, Centristes, UDF dissidents, non inscrits et socio-professionnels.

2 - Liste conduite par Marc DUFOUR, ancien PDG d'Air Littoral (en liquidation), repr市entant l'UDF (F. BAYROU). Pour les Pyr始仔s-Orientales on note la pr市ence d'une ancienne conseill俊e r使ionale 残ologiste: Maryse LAPERGUE, et Jean MADRENAS (candidat malheureux lors des l使islatives en 1993).

3 – Liste Ecologiste et citoyenne, soutenue par Corinne LEPAGE (anciennne ministre de l'environnement dans le gouvernement JUPP en 1993, ancienne candidate aux pr市identielles en 2002), conduite par Georges FANDOS, avec Edwige PIA comme t腎e de liste dans les P-O.

4 – Liste Chasse-P芯he-Nature-Traditions, conduite par Alain ESCLOP (d姿ut europ仔n, pr市ident de la F仕屍ation des chasseurs des P-O), qui s'oppose par ailleurs Pierre EST餬E pour les cantonales Saint-Paul-de-Fenouillet.

5 – Liste Union toute, conduite par Georges FR襪HE, maire de Montpellier, qui allie les anciens partis de la gauche plurielle (PS, Parti Radical de Gauche, PCF, Les Verts, Mouvement R姿ublicain et Citoyen). Pour les P-O on note la pr市ence de Christian BOURQUIN comme t腎e de liste, et celle de  Jean-Claude PORTELLA (maire de Cerb俊e) en position peu 四igible.

6 – Liste Languedoc et Catalogne 2004, conduite par Christian LACOUR, soutenue par divers mouvements occitans et catalanistes.

7 – Liste conduite par David HERMET, soutenue par la Ligue Communiste R思olutionnaire et Lutte Ouvri俊e.

8 – Liste du Front national, conduite par Alain JAMET, conseiller r使ional sortant, t腎e de liste dans les P-O. On note la pr市ence comme t腎e de liste dans l'H屍ault de Jean-Claude MARTINEZ (d姿ut europ仔n et conseiller r使ional sortant).

9 – Liste conduite par Elisabeth PASCAL, soutenue par le MNR (Bruno MエRET).

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

R市ultats (1 er tour):

 

                       Banyuls                      D姿artement   R使ion                        M師ropole (Corse exclue)

 

Inscrits:           3824

Abst.:              1265 (33,08)              35,38 %          34,13 %          37,77 %

Votants:          2559 (66,92)              64,62 %          65,87 %          62,23 %

Blancs/N:        153 (  5,98)                  4,69 %            4,62 %            4,73 %

S. E.:               2406 (62,92)              61,59 %          62,83 %          59,29 %

 

Jamet:               387 (16,08)              17,46 %          17,17 %          (1)

Pascal:                22 (  0,58)                0,96 %            0,81 %          (2)

Blanc:               604 (25,10)              22,33 %          24,22 %          (3)     

Dufour:             127 (  5,28)                7,03 %            5,70 %          (4)

Fandos:             128 (  5,32)                5,16 %            4,80 %

Esclop:            108 (  4,49)                6,33 %            5,02 %

Fr芯he:              867 (36,03)              33,60 %          36,32 %          (5)

Hermet:               90 (  3,74)                4,41 %            4,70 %          (6)

Lacour:               73 (  3,03)                2,71 %            1,27 %

 

Pour la m師ropole (en S.E): (1): FN = 15,11 %; (2) MNR = 1,5 %;  (3) UMP = 16,65 %; UMP+UDF = 8,83 %; (4) UDF = 8,51 %; (5) Gauche plurielle = 40,31 %; (6) Ex-G (LCR+L.O) = 4,58 %.

 

            ヒ Banyuls, le nombre des inscrits a diminu de 23 par rapport 1998 (les radiations ayant 師 sup屍ieures aux nouveaux inscrits). Les abstentions sont l使俊ement sup屍ieures celles des cantonales (+ 0,86 %, comme les bulletins blancs et nuls (+ 2,13 %). Le m仁e ph始om熟e avait d史 師 constat en 1998. Dans certains cas une confusion appara杯 entre les bulletins de vote et les professions de foi introduites dans les enveloppes lors du scrutin. Par rapport 1998 les abstentions sont sup屍ieures de + 3,08 %, comme pour les votes blancs et nuls ( + 1,38 %).

            La liste de C. BOURQUIN (G. FR襪HE) arrive en t腎e comme pr思isible. Moins cependant que n'avait r斬lis la liste de CARR餝E en 1998 (- 53), et si l'on cumule avec le score r斬lis par Les Verts cette date (- 145), ou encore – 3,36 % des S.E. Au plan d姿artemental l'残art de cette liste par rapport 1998 est de – 5,14 %.

            La liste de P. BECQUE (J. BLANC) arrive en seconde position Banyuls. Elle ne retrouve pas le score obtenu par Mme FRANCO (RPR-UDF) en 1998 (- 152 voix). Si l'on cumule avec le score de l'UDF pr市ent cette fois, on obtient – 25 voix. Il est noter qu'une partie des voix de FANDOS (CAP-21 de C. LEPAGE) (10), vocation 残ologique, provient d'四ecteurs sans doute proches de la majorit. Dans ces conditions il y aurait, sinon r仔l progr峻, du moins un 四ectorat mod屍 de 859 四ecteurs Banyuls, soit de 31 35 % des S.E. Dans le d姿artement la liste BECQUE perd – 5,24 % S.E par rapport 1998, mais apr峻 cumul avec l'UDF gagne +1,79 % S.E. Sans comptabiliser une partie sans doute non n使ligeable des voix de FANDOS. Situation pas aussi d残evante que ne le proclame P. BECQUE.

            Le FN, avec le m仁e candidat qu'en 1998, progresse Banyuls de + 22 voix (+ 1,87 % S.E.). Avec le MNR cela repr市ente 409 四ecteurs, soit peine moins que le FN+MNR lors des pr市identielles de 2002 (- 64 voix). Comme on l'aura aussi remarqu, pr峻 de 60 % de ces 四ecteurs se sont volatilis市 dans le m仁e bureau de vote pour leur candidat des cantonales ! A l'exception de Cerb俊e, on observe pour Collioure une perte de 62 % et pour Port-Vendres 67,5 %. Ces 四ecteurs ont-ils 師 menac市 s'ils n'introduisaient pas dans l'urne le nom d'un autre candidat, qui profite le crime ? la r姿ons, math士atiquement, est 思idente. 

Dans le d姿artement  il obtient le m仁e score qu'en 1998 compte tenu de la pr市ence du MNR. Ceci traduit la stabilit de cette mouvance politique.

            L'extr仁e gauche unie retrouve Banyuls, comme dans le d姿artement ses scores de 1998, mais tr峻 loin des bons scores obtenus lors des pr市identielles de 2002, traduisant bien alors de la part de certains un simple vote anti-JOSPIN (11).  Comme dans le cas pr残仕ent, le candidat des cantonales a perdu la moiti des voix des r使ionales. Dans le d姿artement la liste n'obtient pas les 5 % contre 10 % lors des pr市identielles, et seulement 4,73 % pour l'ensemble de la r使ion.

            La liste du CPNT pr市ente la m仁e t腎e de liste qu'en 1998. ヒ Banyuls il perd des voix (- 86 ou – 3,06 %), dans le d姿artement ses scores sont comparables aux deux dates, et progresse dans la r使ion (+ 1,62 % S.E.), mais n'ayant int使r aucune autre liste perdra le seul 四u dont il disposait. Son score n'師ant cependant pas n使ligeable, ses 四ecteurs seront courtis市 par J. BLANC.

            Les r使ionalistes progressent tr峻 peu Banyuls par rapport 1998 (+ 0,46 %) et font quasiment le m仁e nombre de voix que le candidat des cantonales. M仁e r市ultat pour le d姿artement, par contre faible score pour l'ensemble de la r使ion.

           

Comme pr市uppos avant l'四ection, la majorit sortante a  peu de chance de l'emporter l'issue du second tour, trois listes restant seulement puisque l'UDF se retire purement et simplement, refusant de s'inclure dans la liste de J. BLANC du fait de ses accords pass市 ant屍ieurement avec le FN. Il en est de m仁e en Bourgogne avec P. SOISSON pour le m仁e p残h originel.

            Il appara杯 au vu des r市ultats nationaux que le vote sanction la politique gouvernementale a pr思alu sur celui d'une confrontation entre programmes strictement r使ionaux.

 

R市ultats (2 塾e tour) :

 

                       Banyuls                      D姿artement               R使ion                        M師ropole (Corse exclue)                             

Inscrits:           3824 

Abst.:              1202 (31,43)              30,98 %                      30,36 %          34,27 %                     

Votants:          2622 (68,57)              69,02 %                      69,64 %          65,73 %

Blancs-N.:        164 (  6,25)                5,15 %                        4,47 %            4,02 %         

S. Ex.:             2458 (64,28)              65,62 %                      66,53 %          63,09 %

 

Blanc:               758 (30,84)               32,70 %                      33,11 %            (1)

Jamet:               328 (13,34)              16,55 %                      15,72 %            (2)

Fr芯he:            1372 (55,82)              50,75 %                      51,17 %            (3)

 

Pour la m師ropole en S.E.: (1) total de la Droite = 37,07 %; (2) total  du FN = 12,78 %; (3) total de la Gauche "plurielle" = 50,15 %.

 

Remarques :

            Les abstentions ont diminu Banyuls par rapport au 1 er tour de – 1,65 %, le pourcentage de votants 師ant similaire celui du d姿artement et de la r使ion, un peu sup屍ieur celui de la m師ropole. Les votes blancs et nuls sont l使俊ement sup屍ieurs, mais 10 voix pr峻 seulement.

            J. BLANC progresse de + 154 voix, ou + 5,74 % il semble peu b始伺icier des voix de DUFOUR + FANDOS, du CPNT, et des nouveaux 四ecteurs. Dans le d姿artement son progr峻 est de + 10,37 %, dans la r使ion de + 8,89 %.

            A. JAMET perd – 59 voix ou –  2,74 %, - 0,91 % dans le d姿artement, - 1,45 % pour la r使ion et –  2,33 % en m師ropole. Vote peut-腎re utile pour BLANC, mais tr峻 faible.

            G. FR襪HE progresse fortement + 505 voix ou + 19,79 % des S.E., alors que regroupant toute la gauche plurielle d峻 le 1 er tour, on pouvait supposer qu'il avait fait le plein (ou presque) de ses voix. Il semble b始伺icier de presque toutes les voix des autres candidats, mais cela ne pourra 腎re affin que lors de l'analyse des cahiers d'士argement (12). A l'残helon du d姿artement son accroissement est de + 17,15 %, et de la r使ion de + 14,85 %.

           

            Au total le Conseil r使ional comprend: 43 四us des listes FR襪HE, 16 pour les listes BLANC et 8 pour le FN. Pour le d姿artement la liste de gauche sera repr市ent仔 par 7 四us dont le pr市ident du Conseil g始屍al BOURQUIN, la liste de BLANC par 3 四us, dont P. BECQUE, et la liste du FN par 1 四u, dont JAMET.

            Au plan national, toutes les r使ions, l'exception de l'Alsace, disposent d'une majorit de gauche "plurielle" (certains la d始ommeront "nouvelle") alors qu'elle ne dirigeait que 8 r使ions en 1998. Une fois encore la situation en Corse demeure incompr刺ensible avec un mode se scrutin qui lui est propre (!), avec cependant une majorit d'四us de gauche dans la nouvelle assembl仔, mais divis市 entre-eux (13). Vote incontestablement sanction du gouvernement RAFFARIN, et des remords de ceux qui avaient, lors de l'四ection pr市identielle en 2002, occasionn l'四imination de JOSPIN par l'士iettement de leurs votes (14). Sur 19 ministres candidats, parfois t腎es de liste, un seul (qui a fait peu parler de lui) est 四u en Alsace.

Les abstentions ont encore diminu par rapport au 1 er tour (- 3,43 %), et si l'on compare avec les 四ections de 1998 la diminution est spectaculaire (- 7,69 %). Si l'on compare avec les pr市identielles on peut supposer que les abstentionnistes ont 師 moins importants gauche qu' droite, traduisant le "raz-de-mar仔" gauche dans les r使ions. Deux r使ions sont significatives cette 使ard: la Basse-Normandie et les Pays de Loire traditionnellement conservatrices.

Les avertissements de l'UDF l'Assembl仔 nationale n'ont pas 師 entendu par le gouvernement. Une partie (20 35 % ?) de l'四ectorat centriste se serait report sur les listes de gauche. L'affaire JUPP (mais plus encore les r斬ctions des leaders de l'UMP lors de sa condamnation), les buralistes, et plus encore les manifestations des scientifiques en g始屍al et plus particuli俊ement de la recherche m仕icale (INSERM)  alors que les restaurateurs b始伺iciaient d'une aide de l'フat, ont certainement jou un r冤e non n使ligeable.

Des votes contestataires FN, celui-ci adversaire d師ermin de CHIRAC, ont pu 使alement paradoxalement favoriser la gauche comme en Ile-de-France, o l'屍osion entre les deux tours est de – 2,15 % (sans comptabiliser 1,18 % du MNR).

 

Qu'adviendra-t-il alors du Premier ministre ? L'intervention du Pr市ident de la R姿ublique le 1 er avril confirme RAFFARIN dans sa fonction, tout en condamnant certaines de ses prises de position ant屍ieures (15). Virage tactique, ou volte-face r仔lle concernant les questions sociales en suspens. Il n'en demeure pas moins la poursuite des grandes r伺ormes pr思us pour le quinquennat. Remaniement minist屍iel qui voit l'incontournable N. SARKOSY au minist俊e de l'ツonomie, des Finances et de l'Industrie (16), D. de VILLEPIN quitte les Affaires 師rang俊es pour l'Int屍ieur, remplac par un europ仔n confirm M. BARNIER (17).

Il sera facile pour les leaders des divers partis de gauche de se gausser du nouveau RAFFARIN III, vainqueurs plus par d伺aut que par propositions concr春es et chiffr仔s. La future 四ection europ仔nne en juin devrait constituer le moment de v屍it pour tous les partis. D史 se font entendre les slogans sur la n残essaire inclusion d'un chapitre social dans la construction europ仔nne (18).

Le tr峻 grave attentat terroriste des "fous d'Allah" (19) Madrid le 11 mars a jou un r冤e capital dans l'残hec aux l使islatives de la majorit de droite dirig仔 par AZNAR (mais aussi, tr峻 certainement, sa participation la coalition en Irak contre une grande partie de l'opinion publique espagnole). Certains 士ettront l'hypoth峻e que ces 思熟ements auraient pu jouer un r冤e dans une plus forte participation de l'四ectorat en France (ce dont je doute personnellement). Par contre, le changement de majorit en Espagne, au profit du PSOE de Jos Luis ZAPATERO modifie consid屍ablement la donne concernant la future acceptation d'une Constitution europ仔nne (20).

 

Notes annexes:

(1) Comme en 1998, la France m師ropolitaine compte 21 r使ions, plus la Corse. Soit 26 au total avec l'outre-mer.

 (2) La modification de la loi 四ectorale, introduite par le gouvernement RAFFARIN, 師ait l'origine plus drastique, s'appuyant sur les pourcentages obtenus par rapport aux inscrits. Elle avait pour but de limiter l'obtention en si夙es des partis extr士istes, et plus particuli俊ement du Front national qui fut souvent en 1998 en position d'arbitrer les ex残utifs dans certaines r使ions (comme par exemple en Languedoc-Roussillon). Le FN  avait obtenu de 10 15 % des S.E dans 4 r使ions et 15 20 % des S.E. dans 12 r使ions. Situation encore am四ior仔 lors du 1er tour des 四ections pr市identielles de 2002: plus de 25 % dans deux r使ions (Alsace, Provence-Alpes-C冲e-d'Azur), de 20 25 % dans 9 r使ions (Languedoc-Roussillon, Rh冢e-Alpes, Franche-Comt, Bourgogne, Lorraine, Champagne-Ardenne,  Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Haute-Normandie), de 15 20 % dans 4 r使ions (Midi-Pyr始仔s, Auvergne, Centre, Basse-Normandie). Cf. in "Le Monde" du 18/10/2003.

(3) Il veut sans doute 思oquer "Le club de l'Horloge" ?, mais plus vraisemblablement la Franc-ma腔nnerie, toutes ob仕iences confondues.

(4) Pour la r使ion, on observe que le ch冦age est l'un des plus importants de France (13,8 % des actifs) et la part du PIB m師ropolitain, 使alement faible (3,03 %). La part des communes expos仔s des risques naturels de 97,1 % contre 82 % pour la m師ropole. On note ainsi que 17 % de la population vivent en zone inondable du fait de l'octroi de permis de construire tort et travers cons残utive une forte pression d士ographique (croissance de pr峻 de 1 % par an). Voir annexe 10 pour les comparaisons avec les autres r使ions.

(5) Cf. "L'Humanit" du 25/2/2004.

(6) Lequel ne cache pas d'腎re en 2007 un possible candidat la candidature du PS pour les futures pr市identielles. Son livre paru en 2003 (Les 四姿hants se trompent 始orm士ent) constitue un v屍itable r子uisitoire et programme. Naturellement ses chances de progresser au sein de la direction du PS passent imp屍ativement par la r志ssite lors de cette 四ection r使ionale.

(7) Union accouch仔 au forceps compte tenu de la personnalit de son leader qui ne dissimule pas son engagement social-d士ocrate, et ennemi de la "langue de bois". Certaines f仕屍ations d姿artementales comme celle du PCF des P-O , mais certains comme au MRC, 師ant semble-t-il non favorable cet attelage. Une excellente analyse de l'opposition entre le maire de Montpellier et Jacques BLANC, pr市ident sortant de la r使ion, est donn仔 dans "Le Nouvel Observateur" du 26/2-3/3/2004. Le soutien apport par Jos BOV pourrait constituer un apport non n使ligeable cette liste d'Union. Une diminution du nombre des abstentionnistes est probable et le mode de scrutin susceptible de donner la majorit cette liste.

            C'est rendre cependant justice Jacques BLANC de reconna杯re son action efficace en faveur de l'Observatoire Oc斬nologique de Banyuls, notamment pour la construction du nouveau b液iment sur le terrain de l'ancienne cave NO. Contrairement ce qu'affirme le tract de l'un de ses adversaires, tous les cr仕its r使ionaux ne sont pas des placebos! Notons 使alement, en son temps, le r冤e de Jean-Jacques VILA, concernant 使alement l'aide apport仔 au Laboratoire Arago.

(8) Cette amputation du Languedoc est un d始i de l'Histoire (Cf. Histoire du Languedoc. Publi仔 sous la direction de Philippe WOLFF. Edit. Privat, 1967). Ult屍ieurement G. FR襪HE voudrait modifier l'intitul de la r使ion en rempla溝nt Languedoc-Roussillon par celui de Septimanie ! [voir les r斬ctions dans "L'Ind姿endant" des 12/6 et 31/8 2004, et l'article consacr par "Le Monde" du 8-9/8/2004 au nouveau, et quelque peu original, pr市ident de la r使ion]

(9) Les sondages nationaux (le 8/3) indiquent une augmentation des abstentionnistes qui serait pass仔 de 43 % 46 %.

(10) La r使ion Languedoc-Roussillon est la seule dans laquelle se pr市entait une liste 残ologique de cette tendance. Avec 4,80 % des S.E. elle d姿asse largement le score de C. LEPAGE aux pr市identielles de 2002 (1,43 %). Le MEI (A. WAECHTER) pr市entait des listes dans six r使ions obtenant respectivement: 7,40 %, 2,24 %, 5,21%, 5,65%, 4,29%, 2,05%. Les Verts dans six r使ions ont obtenu: 5,61%, 9,70% (alli市 l'UDB en Bretagne), 7,51%, 6,02%, 6,27% et en Rh冢e-Alpes 10,09% (mieux que MAM餝E aux pr市identielles 2002: 6,09%). G始屍ation 残ologie ne pr市entait de liste que dans une r使ion: 2,51%. Enfin divers 残ologistes dans deux r使ions avec 4,18% et 2,85%.Dans les autres r使ions les 残ologistes 師aient soit associ市 comme les Verts des listes de Gauche plurielle (comme en Languedoc-Roussillon), soit l'UDF (BAYROU) comme CAP-21 de C. LEPAGE en Aquitaine,  Midi-Pyr始仔s et Haute-Normandie.

(11) Cf. "Le Monde" du 27/3/2004: Les repentis du 21 avril.

(12) Les 四ections r使ionales ayant lieu le m仁e jour que les cantonales et dans les m仁es bureaux de vote, les donn仔s fournies lors de l'examen des cahiers d'士argements pour les cantonales sont pratiquement identiques pour les r使ionales.

(13) Assembl仔 qui sera finalement pr市id仔 par ノ de ROCCA SERRA (UMP).

(14) Cf. "Le Monde" du 27/3/2004: Les repentis du 21 avril. Cf. "Le Monde" du 30/3/2004. Cf. "Le nouvel Observateur" N。2056 du 1-7/4/2004

(15) Cf. "Le Monde" du 3/4/2004.

(16) Ce qui, compte-tenu de l'imp屍ieuse n残essit de la r仕uction de la dette publique 3 % pour se mettre en conformit avec l'Europe, lui conf俊e le r冤e le plus important dans le gouvernement.

(17) Changement qui devrait faciliter les futures relations avec les USA, compte-tenu  du r冤e de l'ancien ministre D. de VILLEPIN lors de la crise Irakienne. Voir la nouvelle composition du gouvernement in "Le Monde" du 2/4/2004. Les ministres issus de la soci師 civile: L. FERRY (dont la disgr営e devrait le rendre encore plus philosophe) (21), F. MER (homme du grand patronat, et qui devrait le redevenir), J.-J. AILLAGON (victime d'une n残essaire r伺orme du statut des intermittents du spectacle) et J.-F. MATTEI (qui dispara杯 en avril suite la canicule estivale) sont les principales victimes du remaniement. Quant aux ministres "politiques", tous battus lors de ces 四ections r使ionales, ils changeront de ノ minist俊es (sans doute pour faire oublier leur fonction pr残仕ente, au fond une seconde chance).

(18) D史 promis sous MITTERRAND lors de la ratification du trait de Maastricht!

(19) Leur folie sanguinaire n'a d'使ale que leur l営het pour s'en prendre d'innocents civils partis t冲 le matin pour leur travail.

(20) Cf. Miguel Angel MORATINOS, nouveau ministre espagnol des affaires 師rang俊es: L'Espagne et le monde, demain; In "Le Monde" du 3/4/2004.

(21) Coauteur avec Andr COMTE-SPONVILLE de : La sagesse des Modernes. Edit. R. Laffont (1998). Et encore coauteur avec X. DARCOS et C. HAIGNER de: Lettre tous ceux qui aiment l'残ole. Edit. Odile Jacob (2003), envoy gratuitement tous les enseignants du secondaire, et qui servit tristement de combustible devant le minist俊e de l'ヅucation nationale.

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